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Risques

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Risques naturels

Avec près de 1,8 million d’habitants répartis sur deux départements, la Haute-Normandie figure parmi les régions françaises les plus urbanisées et les plus densément peuplées (145 hab./km2). La population et les activités sont majoritairement concentrées dans les vallées humides et tout particulièrement dans le lit majeur du fleuve Seine. Toutefois, depuis une vingtaine d’années, l’existence de centres urbains de plus en plus importants (Rouen et Le Havre) et la proximité de l’Ile-de-France génèrent une pression foncière importante. Or, dans des territoires très contraints par les risques naturels et technologiques, les exigences de la prévention des risques et de l’aménagement durable peuvent s’opposer.
L’accroissement de la demande et la diminution des terrains constructibles dans les centres urbains, ont ainsi favorisé la création de nouveaux lotissements dans des vallons secs ou sur des terrains tout récemment encore occupés par l’agriculture avec pour conséquences l’augmentation des enjeux situés en zone sensible et l’accroissement des surfaces imperméabilisées. Cet essor est particulièrement sensible dans le département de l’Eure (en particulier dans les franges franciliennes) qui a perdu 1000 hectares de terres agricoles par an jusqu’en 2000, 500 ha par an depuis 2000, dont 250 à 300 ha pour les seules maisons individuelles.
Il en est de même pour l’estuaire de la Seine, dont l’étendue va du Havre à Rouen, qui est désormais un espace stratégique pour l’aménagement du territoire. L’augmentation prévisible des activités humaines sur ce territoire déjà fortement occupé, bien que hautement sensible sur le plan des risques naturels, constituera également un défi à relever dans les prochaines années.

Première utilisatrice de l’espace en Haute Normandie grâce à la richesse des sols, l’agriculture avec ses activités connexes représente un poids économique important. Sa récente mutation a favorisé les pratiques culturales à l’origine d’importants phénomènes d’érosion des terres. De plus, la dernière réforme de la PAC et les contraintes économiques actuelles ont favorisé l’agriculture au détriment de l’élevage, précipitant ainsi la diminution des prairies naturelles et la disparition des zones humides qui jouent un rôle essentiel dans la lutte contre l’érosion.
A cela s’ajoute une pluviométrie abondante, une topographie marquée et un contexte hydrogéologique et pédologique favorisant l’apparition des phénomènes de ruissellement et d’érosion des sols. Pour faire face à ces phénomènes, il apparaît indispensable de mettre non seulement en place des mesures préventives à l’échelle des bassins versants mais aussi de faire évoluer les pratiques et l’aménagement des territoires ruraux (remise en prairie, réorganisation du parcellaire, techniques de labour simplifiées, rotations, assolements, couverture des sols, travail du sol, couvert hivernal, bandes enherbées, talus, haies). En effet, dans le contexte d’une analyse coût bénéfice prévue par la « directive inondation », la conduite en région d’une démarche agronomique de fond est la seule voie qui puisse à terme permettre de gagner le pari de la compatibilité entre les performances économiques, le maintien de ressources en eau de bonne qualité et la prévention vis à vis des risques naturels.

 
 
 
 

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Site mis à jour le 19 décembre
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